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La croissance de l’Afrique reste faible, estime la Banque mondiale

La croissance économique en Afrique subsaharienne reste faible, tirée vers le bas par l’incertitude de l’économie mondiale, la sous-performance des plus grandes économies du continent, une inflation élevée et une forte décélération de la croissance de l’investissement, selon un rapport de la Banque mondiale publié le 3 avril 2024 par la Banque mondiale. 

Elle devrait passer, en effet, de 3,6 % en 2022 à 3,1 % en 2023, selon la dernière édition de l’Africa’s Pulse, la mise à jour économique d’avril 2023 de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne. Dans les détails, l’activité économique en Afrique du Sud devrait encore s’affaiblir en 2023 (0,5 % de croissance annuelle) en raison de l’aggravation de la crise énergétique, tandis que la reprise de la croissance au Nigéria pour 2023 (2,8 %) demeure fragile, la production de pétrole restant modérée. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et du centre devrait baisser à 3,4 % en 2023, contre 3,7 % en 2022, tandis que celle de l’Afrique de l’Est et australe reculerait à 3,0 % en 2023, contre 3,5 % en 2022.

Face à l’assombrissement des perspectives de croissance et à l’augmentation des niveaux d’endettement, estime l’institution, les gouvernements africains doivent se concentrer davantage sur la stabilité macroéconomique, la mobilisation des recettes intérieures, la réduction de la dette et les investissements productifs afin de réduire l’extrême pauvreté et de stimuler la prospérité partagée à moyen et à long terme.

 « La faiblesse de la croissance, combinée aux vulnérabilités de la dette et à une croissance morose des investissements, risque de faire perdre une décennie à la réduction de la pauvreté, a déclaré Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Les décideurs politiques doivent redoubler d’efforts pour freiner l’inflation, stimuler la mobilisation des ressources intérieures et adopter des réformes favorables à la croissance, tout en continuant à aider les ménages les plus pauvres à faire face à l’augmentation du coût de la vie. » 

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