Sur les huit derniers jours, l’actualité togolaise s’est structurée autour de trois axes : la consolidation macroéconomique, la mobilisation de ressources budgétaires et la poursuite des réformes institutionnelles, sur fond d’attention sécuritaire renforcée dans le nord du pays.
Réuni le 23 mars 2026 à Lomé, le Conseil national du crédit a relevé à 6,5 % la prévision de croissance du Togo pour 2026, contre 6,2 % en 2025. L’inflation est attendue à 1,8 %, dans un environnement international jugé incertain. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de soutenir les secteurs productifs, en particulier l’agroalimentaire, tout en encourageant des instruments de financement innovants pour les énergies renouvelables.
Sur le front budgétaire, le Trésor togolais a confirmé l’intérêt du marché régional pour sa signature. L’opération du 20 mars, détaillée le 23 mars par le ministère des Finances, a permis de retenir 27,5 milliards FCFA pour un objectif initial de 25 milliards, avec des soumissions de 134,6 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 538,3 %. Dans la continuité, une nouvelle levée de 30 milliards FCFA a été annoncée pour le 3 avril, dans le cadre d’un programme annuel de mobilisation de 463,5 milliards FCFA sur le marché UMOA-Titres.
Au plan institutionnel, la clôture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale a débouché sur plusieurs textes à portée économique et nationale : encadrement de la microfinance, renforcement de la lutte contre le faux monnayage et le blanchiment, actualisation du cadre environnemental et transfert des missions du FAIEJ à l’ADTPME. Dans le même temps, le Togo a mis en avant sa 2e place africaine dans le rapport Women, Business and the Law 2026, un classement présenté comme le reflet d’une dynamique réformatrice, même si des faiblesses persistent dans l’accompagnement institutionnel.
Enfin, la sécurité demeure un sujet majeur. Depuis le 23 mars, une mission du Comité des Nations unies contre le terrorisme évalue les capacités togolaises en matière de contrôle des frontières, de lutte contre le financement du terrorisme et de prévention de l’extrémisme violent, dans un contexte toujours sensible dans la région des Savanes.

