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A Lomé, les associations de consommateurs en réflexion sur la cherté d’internet et l’activité de Wifi zone

La Ligue des consommateurs du Togo (LCT), l’Association togolaise des consommateurs (ATC) et le Mouvement Martin Luther King (MMLK) ont organisé, ce mercredi 27 septembre à Lomé, une conférence publique autour du thème « Internet trop cher au Togo : Wifi zone comme l’alternative ? ». L’initiative, selon les 3 organisations, est née de la synoptique des plaintes relatives à des coupures des Wifi zone.

Ce débat publique a connu trois communications. Une première sur le service de Wifi zone présenté comme « un service inclusif qui participe au développement socioéconomique », une 2e sur les expériences des consommateurs sur l’accessibilité de l’internet et la dernière sur les points de l‘Arcep, le régulateur, sur « la cherté de l’internet ».

« En matière de tarif, pour l’instant, les efforts de l’ARCEP se limitent aux pressions qu’elle met sur les opérateurs en publiant les comparaisons et en démontrant que les tarifs au Togo sont chers. Les textes ne nous donnent plus de pouvoir que cela », a déclaré Vignon Kapo, directeur des marchés et de la régulation par la donnée de l’Arcep, dans sa communication sur « la cherté de l’internet, quelles implications ? Points de vue de l’ARCEP »

Selon les statistiques, chaque ménage débourse environ 180.000 francs CFA par an pour sa connexion internet. Ce qui paraît excessivement cher au regard au pouvoir d’achat, déplore le communicateur. Qui dénonce donc une « inadéquation » entre ces deux facteurs.

Par ailleurs, informe-t-il, des réflexions sont en cours au niveau du gouvernement afin d’offrir un accès à internet fixe de 50 Mbps à 3500 francs CFA à chaque ménage.

Alternative

Dans sa communication, l’on relève également que l’activité de Wifi zone est une alternative à court terme. Une activité qui, il y a quelques semaines, a fait l’objet d’une décision du régulateur qui a édicté des règles pour son encadrement.  

Définie comme une catégorie de service à valeur ajoutée et sa fourniture, l’activité est donc soumise à une déclaration qui donne droit à un certificat de service pour fournisseur de service à valeur ajoutée. Le coût de cette déclaration est fixé à 100.000 francs CFA par un décret relatif aux redevances.

D’après les organisations des consommateurs, le Wifi zone est une activité considérée comme un élément essentiel à l’innovation qui comporte plusieurs avantages aussi bien pour les consommateurs (étudiants, travailleurs, chômeurs et autres) que pour les entreprises.

A (RE)LIRE AUSSI. Wifi-Zone : les 10 commandements de l’ARCEP

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