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Au Togo, ces facteurs qui expliquent le nouveau report des élections

Au Togo, le chef de l’Etat, lors d’un conseil des ministres le 25 novembre 2023, a instruit le gouvernement de prendre sans tarder toutes les mesures pour permettre d’organiser les prochaines élections au plus tard à la fin du premier trimestre de l’année 2024, en tenant compte de la persistance des défis sécuritaires pour garantir à tous -candidats, électeurs et citoyens- la sécurité nécessaire sur toute l’étendue du territoire national. C’est ce qui ressort du compte-rendu de la rencontre.

En effet, le pays prépare l’organisation d’élections régionales déjà reportées plusieurs fois. Lesquelles devront permettre d’élire les conseillers régionaux qui, à leur tour, choisir les membres du sénat, une institution prévue par la Constitution togolaise. Il est également prévu la tenue des élections législatives pour le renouvellement de l’Assemblée nationale.

Selon le chronogramme initial établi, ces élections devront être suivies des sénatoriales, puis des législatives. Avant cette étape, le gouvernement a effectué, du 29 avril au 14 juin 2023, un nouveau recensement électoral avec biométrie intégrale de la population. Audité par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le fichier électoral a été jugée « suffisamment fiable (…) pour permettre la tenue des prochaines élections régionales et législatives dans les conditions de confiance ».

Dans les détails, le fichier électoral de 2023 contient 4.203.711 électeurs inscrits (dont 2.262.396 femmes, soit 53,82% et 1.941.315 hommes, soit 46,18%). La proportion des électeurs inscrits au fichier représente 51,9% de la population togolaise dénombrée par le Recensement général de la population et de l’habitat de 2022 (RGPH5).
« Il appartient désormais à la Commission électorale nationale indépendante de proposer un chronogramme pour l’organisation des élections régionales et législatives », selon le conseil des ministres.

Facteurs

Concernant les facteurs du retard de la CENI à organiser les élections à la fin de 2023, plusieurs sources évoquent l’exigence de l’opposition pour un nouveau recensement électoral malgré la possibilité de procéder à une révision des listes électorales afin gagner du temps et économiser des fonds. C’est ainsi que le recensement électoral a été effectivement exécuté suite à cette exigence.

Par ailleurs, l’opposition a exigé un audit externe du fichier électoral. « Cet audit a été accordé et l’OIF n’a terminé la mission d’audit que le 17 novembre 2023. Partant de là, la date du 1er décembre 2023 à laquelle devaient se tenir les élections est devenue intenable », explique une source proche du dossier.

Avancée notable

Notons que ces initiatives électorales font suite aux élections municipales tenues en juin 2019 dans les 117 communes du pays : une première dans l’histoire du Togo depuis 32ans. Ce, conformément à un calendrier pour la décentralisation dont le gouvernement s’est doté en 2016.

« Le pays a connu une avancée notable dans son processus de décentralisation avec la tenue des élections locales en juin et août 2019 dans 117 communes qui rend les gouvernements locaux plus légitimes devant leurs administrés », déclarait encore Zikpi Komi Nyuiadzi, expert en décentralisation dans le Rapport analytique sur la mise en œuvre du processus de décentralisation au Togo datant de 2020.

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