Le Togo dispose désormais d’un premier rapport risque pays, présenté à Lomé par l’agence panafricaine Bloomfield Investment Corporation. L’étude attribue au pays une note globale de 5,9 sur 10, correspondant à un niveau de risque jugé modéré.
Pour les autorités comme pour les investisseurs, ce document constitue une étape importante dans la lecture de l’environnement économique national. Il met en avant plusieurs atouts, dont la robustesse du système financier, notée 6,5, un climat des affaires évalué à 6,3 et des performances macroéconomiques à 6,2.
Le rapport pointe toutefois des fragilités, notamment sur le plan sociopolitique et dans la gestion des finances publiques. L’un des points d’attention majeurs reste le déficit public, passé de 1 % du PIB en 2019 à 6 % en 2024, bien au-dessus de la norme communautaire de 3 %.
Pour le gouvernement, ce diagnostic doit servir de base à un renforcement des politiques correctrices et à une meilleure lisibilité du pays auprès des investisseurs.
En installant un rendez-vous annuel autour du risque pays, Lomé cherche aussi à améliorer sa crédibilité financière et à structurer le dialogue entre décideurs publics, investisseurs et partenaires techniques.

