Le gouvernement togolais a adopté, le 1er avril 2026, un projet de loi destiné à réformer en profondeur le cadre juridique de la concurrence et de la protection des consommateurs. Le texte remplace un dispositif datant de 1999 et vise à mieux répondre aux mutations de l’économie, à la digitalisation des échanges et aux engagements pris par le pays dans les espaces régionaux comme l’Uemoa, la Cedeao et la Zlecaf. L’enjeu est double : garantir un marché plus transparent et renforcer la confiance des acteurs économiques.
La réforme consacre la liberté du commerce et des prix, tout en encadrant plus strictement les pratiques anticoncurrentielles, comme les ententes illicites, les abus de position dominante ou certaines opérations de concentration. Elle introduit également des mécanismes plus robustes de protection des consommateurs, en mettant l’accent sur l’information, la transparence des transactions et la lutte contre les pratiques déloyales. La future commission nationale de la concurrence et de la protection des consommateurs devra veiller à l’application effective de ces règles.
Pour le Togo, cette évolution législative est aussi un levier d’attractivité économique, à l’heure où la qualité de la régulation devient un critère central pour les investisseurs.

