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« Reprendre le contrôle du récit africain », l’appel pressant du président Faure Gnassingbé

C’est l’un des moments forts de l’Africa Financial Indsustry Summit (AFIS) 2023 organisé les 15 et 16 novembre derniers à Lomé. Le président Faure Gnassingbé, dans son discours de lancement des travaux, avait appelé à « reprendre le contrôle du récit africain », tout en invitant les acteurs à une « action concertée » sans laquelle cet idéal ne saura être atteint.

« Je considère qu’il est crucial pour l’Afrique de regagner collectivement la maîtrise de son narratif. C’est dans cette perspective que le Togo s’engage depuis longtemps dans la construction et la concrétisation de l’unité panafricaine. C’est à Lomé, en 2000, que les accords fondateurs de l’Union Africaine ont été signés et c’est également dans notre capitale que se tiendra, en 2024, le Congrès panafricain », a déclaré le chef de l’Etat en présence de centaines de participants.

Dans son discours, Faure Gnassingbé a également rappelé que le Togo était aux côtés du Nigéria, en 1975, à l’origine de la création de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest devenue, à ce jour, un modèle d’intégration régionale. « C’est dans ce même esprit que nous avons contribué à la création de l’Alliance Politique Africaine, témoignant de notre engagement continu en faveur d’une autonomie stratégique panafricaine », a-t-il ajouté.

« Il n’y a aucune raison valable pour que l’Afrique ne prenne pas sa juste place sur l’échiquier géostratégique mondial. »

Et de se réjouir que le sujet de la coopération africaine constitue un fil rouge tout au long du programme auquel il assistait, abordant des thématiques aussi variées que la taxonomie verte pour l’Afrique, la coordination réglementaire dans le secteur de la FinTech, ainsi que les discussions portant sur l’établissement d’une autorité bancaire unifiée à l’échelle du continent africain.

D’ailleurs selon Faure Gnassingbé, il n’y a aucune raison valable pour que l’Afrique ne prenne pas sa juste place sur l’échiquier géostratégique mondial. Le continent, rappelle-t-il, représente 28% des États membres des Nations Unies et, d’ici à 2050, la population africaine constituera 25% de la population mondiale. « Cette proportion devrait atteindre 40% en 2100. Notre voix, la voix africaine doit être à la mesure de cet avenir », a conclu celui qui était également présent au 2e jour des travaux.

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