Lomé accueille, depuis le 17 mars, et ce, au 28 mars 2025, une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Hans Weisfeld. Selon les autorités togolaises, cette mission s’inscrit dans le cadre de la deuxième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), conclu entre le pays et le FMI en décembre 2023.
« Pour rappel, cet accord d’un montant de 390 millions de dollars sur 42 mois vise à répondre à des besoins urgents liés aux préoccupations sécuritaires, à préserver la stabilité sociale, tout en soutenant les réformes économiques nécessaires pour assurer la stabilité macroéconomique, renforcer la viabilité de la dette et poser les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive », lit-on sur le site du ministère en charge des Finances.
« Après une première revue jugée satisfaisante et ayant donné lieu à un décaissement en faveur du Togo, cette deuxième mission du FMI a pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des engagements pris par les autorités togolaises et d’analyser les perspectives économiques du pays. Des échanges approfondis avec les autorités et acteurs économiques également sont prévus », précise la même source.
A noter que la première revue de l’accord (officiellement signé en mars 2024) a eu lieu en octobre dernier. A cette occasion, un accord au niveau des services a été conclu sur toutes les politiques, y compris les principaux paramètres du cadre budgétaire 2025 et les mesures de réforme futures, conformément aux objectifs du programme.
« La croissance économique réelle a atteint un taux de 5,6 % en 2023 et devrait s’élever à 5,3 % en 2024–25, puis environ 5,5 % par an par la suite selon les projections des services du FMI, à moins de chocs négatifs majeurs. L’inflation a continué à ralentir, à 3,6 % en septembre 2024 (moyenne annuelle) », avait annoncé le FMI dans ses prévisions. Ajoutant que le programme de politique économique des autorités appuyé par le FMI est en bonne voie.