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L’économie togolaise présente des perspectives encourageantes en 2023

Projeté à 6,6% au début de l’année contre 5,8% en 2022, le taux de croissance économique l’année 2023 devrait plutôt ressortir à 6,4%, soit un raffermissement de 60 points de base par rapport à la réalisation de 2022, a annoncé, jeudi 14 décembre 2023 le Conseil National du Crédit (CNC) du Togo lors de sa 4e et dernière réunion de l’année à Lomé.

« Après neuf mois d’activité, les indicateurs de conjoncture économique indiquent une consolidation plus soutenue de l’activité dans le secteur tertiaire. Malgré les incertitudes qui pèsent sur la situation économique mondiale et sous-régionale, certaines branches du secteur tertiaire, notamment celles dédiées au trafic portuaire de marchandises et du fret aérien, affichent une plus forte résilience. En revanche, l’activité du secteur primaire serait pénalisée par des conditions climatiques défavorables pour certaines zones de production vivrière », informe-t-on.

Cette évolution contrastée a conduit à une légère révision à la baisse du rythme de progression de l’activité économique.

Les contributions des secteurs primaire et tertiaire à la croissance économique sont désormais respectivement attendues à 0,9% et 4,1%, contre 1,2% et 4,0% initialement prévues. S’agissant de la contribution du secteur secondaire, elle demeure inchangée à 1,4%.

Cette évolution contrastée a conduit à une légère révision à la baisse du rythme de progression de l’activité économique.

Ainsi, le taux de croissance économique devrait plutôt ressortir à 6,4%, soit un raffermissement de 60 points de base par rapport à la réalisation de 2022.

Selon le CNC, les contributions des secteurs primaire et tertiaire à la croissance économique sont désormais respectivement attendues à 0,9% et 4,1%, contre 1,2% et 4,0% initialement prévues. S’agissant de la contribution du secteur secondaire, elle demeure inchangée à 1,4%.

Cette évolution de l’activité économique s’inscrit dans un contexte de décélération du niveau général des prix à la consommation, ainsi que d’un endettement public soutenable.

En effet, le taux d’inflation s’est établi en moyenne sur les neuf premiers mois de l’année à 5,7%, contre 7,5% un an plus tôt. La baisse du taux d’inflation fait suite principalement à une amélioration de l’offre locale de produits alimentaires, en raison d’une campagne agricole satisfaisante. Quant au taux d’endettement public, il est ressorti à 66,4% à fin septembre 2023, contre 65,5% à fin décembre 2022, en dessous de la norme communautaire plafond de 70%.

Pour ce qui est de la situation du secteur financier et au financement de l’économie, le CNC a noté des évolutions encourageantes, notamment un accroissement de l’offre de services de proximité émanant des banques et des systèmes financiers décentralisés.

« En glissement annuel à fin septembre 2023, le nombre d’agences bancaires a augmenté de 5 unités, passant ainsi à 250. Les nombres de Distributeurs Automatiques de Billets et de Guichets Automatiques de Banque ont aussi progressé respectivement de 7 unités à 332 et de 5 unités à 40. Concernant les institutions de microfinance, le nombre de points de services a augmenté de 28 unités. Il s’établit ainsi à 611 à fin septembre 2023 », précise le CNC.

Dans ce contexte marqué par l’élargissement du réseau des institutions financières, il est noté une progression vigoureuse des concours bancaires à l’économie.

« Les données disponibles indiquent que les créances intérieures, c’est-à-dire les concours accordés à l’Etat et au secteur privé, ont crû de 12% en un an, pour atteindre 1.872 milliards à fin septembre 2023 », a précisé Simfeitcheou Pre, ministre conseiller auprès du président de la République, qui représentait le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya lors de cette rencontre.

S’agissant des financements au profit du secteur privé, ils ont représenté 93% des créances intérieures.

Ainsi, le taux de financement du secteur privé est ressorti à 31% à fin septembre 2023, contre 30% un an auparavant. Par ailleurs, l’examen des coûts de financement révèle une baisse des taux d’intérêt appliqués aux crédits octroyés aux micros entreprises.

Les taux d’intérêt servis sur les crédits accordés aux micros entreprises quant à eux, ont connu une régression de 30 points de base pour se situer à 8,9% au troisième trimestre 2023.

« Cette évolution encourageante du financement de l’économie s’est accompagnée de la poursuite de l’assainissement du portefeuille de crédit des banques et des systèmes financiers décentralisés. A cet égard, le taux brut de dégradation du portefeuille de crédit des banques est passé de 8,8% au 30 septembre 2022 à 8,3% à fin septembre 2023.

Le taux brut de dégradation du portefeuille de crédit des institutions de microfinance s’est, quant à lui, établi à 5,6% à fin septembre 2023, contre 5,7% au 30 septembre 2022, pour une norme de 3,0%.

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