A force d’enchaîner les mauvaises décisions et de se verser dans les polémiques inutiles, Jean Pierre Fabre est en train d’assister, impuissant au déclin de l’Alliance nationale du Changement (ANC).
Il était une fois l’UFC
Lors des législatives de juillet 2013, l’ANC n’a pas certes gagné plus de sièges que le parti au pouvoir, Union pour la République (Unir). Mais il s’en est sorti avec 19 sièges, faisant de Jean Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition togolaise.
En 2018, l’ANC n’a pas pu rééditer l’exploit de 2013. En 2024, la débâcle a été encore plus grande, car l’ANC n’a gagé qu’un seul siège ; siège auquel Jean Pierre Fabre a d’ailleurs renoncé.
Tentatives de repositionnement
Depuis la débâcle aux législatives de 2024, Jean Pierre Fabre qui est entre-temps devenu maire d’une des communes du Grand Lomé, constate malheureusement l’érosion de l’influence de l’ANC. Il a multiplié plusieurs tentatives opportunistes visant certainement à repositionner son parti politique dans le paysage politique. Au lieu de faire des propositions concrètes et de trouver une solution au manque d’ancrage réel du parti dans la société togolaise, l’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio verse dans les polémiques inutiles.
Non seulement le parti politique n’attire plus les jeunes, mais aussi, son leader ne fait qu’exclure ses membres qui ne veulent pas simplement être des militants, mais aspirent à occuper des fonctions électives et dans le gouvernement. En excluant Gomado et d’autres cadres du parti, Fabre veut se redonner l’image de l’opposant radicale et très opiniâtre, dans l’opinion nationale.